Ce que mes recherches m’ont appris
Une personne est à Haut Potentiel Intellectuel quand son Q.I. est égal ou supérieur à 130. Cette condition concerne 2,28 % de la population française. On peut la définir par trois caractéristiques principales : une pensée en arborescence qui aide à comprendre plus rapidement, les cinq sens exacerbés et une perception aiguë des émotions des autres.
Ces capacités semblent enviables, mais elles viennent toutes avec un envers. La pensées en arborescence est constance et envahissante, au point de donner des maux de tête et avoir très peu de certitudes. Ce qui est perçu par les cinq sens est non seulement plus fort, mais aussi sans filtre, ce qui mène à une hypersensibilité sensorielle et émotionnelle. Percevoir naturellement les émotions des autres n’est pas seulement les détecter, mais aussi les ressentir. L’ensemble entraîne une grande fatigue et un décalage avec les autres.
De plus, les HPI ont aussi leurs propres déficiences. Avec leur mode de pensée différent, ils ne partagent pas les implicites de la norme. Ils ont généralement une interprétation littérale des phrases et détectent mal le second degré. De plus, la pensée en arborescence affecte la capacité de synthétiser, organiser sa pensée et expliquer son raisonnement. Ces retards entravent à la communication et à la compréhension d’instructions ou sous-entendus qui paraissent simples.
Haut potentiel intellectuel, intellectuellement précoce, surdoué… Ce sont des termes officiels, mais rares sont les personnes concernées qui s’identifient avec ces mots. Ils impliquent une supériorité qui invisibilisent les difficultés qui vont avec. En fait, il serait plus pertinent de parler d’intelligence décalée plutôt qu’une intelligence supérieure. Actuellement, le seul terme n’impliquant aucune supériorité est « zèbre », qui a fait son entrée dans le Larousse en 2020.
Comment je l’aborde dans Nos Différences
Dans mon roman, j’ai voulu mettre en lumière les diffucultés des zèbres dont on parle très peu, notamment la difficulté d’avoir beaucoup de connaissances et de lucidité à un âge où l’insouciance est plus commune.
Ma protagoniste HPI commence la saga à 15 ans. Elle en est à un stade où elle connait des caractéristiques, mais ne sait pas comment bien vivre avec. Pour le moment, elle n’utilise ces connaissances que pour apprendre à le masquer.
Dans Nos Différences, Cassandra a reçu son bilan en primaire et a sauté le CE2. Depuis l’enfance, elle souffre de sa précocité au point d’avoir développé un trouble anxieux et une dysthymie. Suite à son déménagement, elle a décidé de redoubler sa seconde pour se façonner une nouvelle identité. Mais en apprenant à se conformer pour se fondre dans la masse, elle découvre qu’elle doit se distinguer pour s’intégrer.
Dans le Tome 1, Faux départ, elle va devoir apprendre à choisir ses vrais amis.
Pour en savoir plus :
Livres:
« L’enfant surdoué » de Jeanne Siaud-Facchin
« Trop intelligent pour être heureux ? » de Jeanne Siaud-Facchin
« Adultes sensibles et doués » de Arielle Adda et Thierry Brunel
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