Il s’est écoulé huit ans entre la création du projet “Nos Différences” et la publication du premier Tome. En plus de me renseigner sur les méthodes d’écriture, j’ai aussi appris que terminer un roman, ça demande une certaine discipline et confiance en soi. Une partie était déjà acquise, une autre à développer avec le temps. Voici donc cinq mentalités qui m’ont aidée à finir mon premier roman, et qui vous aideront peut-être dans votre propre projet ambitieux.
1 – Instaurer une régularité
Cela ne correspond pas à tous les profils, mais pour ma part, la régularité a été très importante pour mener mon projet jusqu’au bout. L’instaurer est un processus personnel qui varie selon nos capacités et nos disponibilités.
Au tout début, j’écrivais à la main trois pages par jour. Pas forcément sur Nos Différences, sur quoi que ce soit qui m’inspirait à ce moment-là. Au fur et à mesure, cela m’a aidé à écrire concrètement mon roman, puis j’ai ajusté le rythme selon mon emploi du temps et mon énergie.
2 – Se sentir légitime
Apprendre la structure d’un scénario, que chaque récit porte un message et en avoir un à transmettre m’a suffit pour acquérir le sentiment de légitimité. Cette section est destinée à mes ami•e•s qui ne l’ont pas encore.
Il n’y a pas besoin d’écrire un chef d’œuvre, juste une œuvre que tu aimes sincèrement et dans laquelle tu fournis les efforts pour qu’elle soit bonne. Elle a des qualités que tu ne vois pas car tu les prends pour acquises, mais qui toucheront d’autres personnes qui la découvriront. C’est quelque chose que j’ai réalisé chez moi en partageant mes écrits, ainsi qu’une partie de ma vie dans Atypic’Biopic, et je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas de tout le monde.
3 – Accepter la critique
Grandir avec un autisme non diagnostiqué m’a valu beaucoup de critiques sur ma personne. À l’âge adulte, j’ai appris à les relativiser puis à appliquer la même mentalité avec mes écrits.
Pour moi, il y a trois types de critiques négatives :
Aucune d’entre elles n’est une fatalité. Elles sont soit ignorables, soit un axe d’amélioration.
4 – Limiter le perfectionnisme
Le problème avec les œuvres artistiques, c’est qu’il est très difficile de déterminer quand elles sont vraiment finies, en particulier quand on est perfectionniste. Cela m’a souvent bloquée lors d’écritures de scènes que je ne trouvais pas assez bien pour pouvoir passer à la suite. La solution que j’ai trouvé, c’est de me fixer des critères minimum et considérer le reste comme un bonus. Aussi, faire lire à quelqu’un d’autre peut aider à voir son récit sous un regard neuf, non pollué par toutes nos propres exigences.
5 – Garder la motivation
Quand on se lance dans l’écriture d’un roman, c’est souvent pour une raison qui nous inspire et nous anime. Cette raison, on risque de l’oublier en saturant sur la quantité de travail. Avant que cela n’arrive, j’ai noté sur un document à part ce qui me motive à écrire “Nos Différences”, et y retourne chaque fois que ma motivation baisse. J’y ai aussi noté les questions qui m’ont fait douter, auxquelles j’apporte des réponses que j’oublie au bout d’un moment et que je relis quand le doute revient.
Et vous ?
Un gros projet en cours ?
Qu’est-ce qui vous aide à le continuer ?
Est-ce que vous aimeriez que je développe un de ces points ?
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