Ce que mes recherches m’ont appris
La surdité est une condition qui concerne 10% de la population française métropolitaine, et qui peut arriver à n’importe qui. On peut naître avec une perte d’audition (malformation, origine génétique, infection durant la grossesse…), perdre l’audition progressivement (âge, tumeur, infection, maladie…) ou perdre l’audition d’un coup (virus, perforation, traumatisme sonore, traumatisme crânien…).
Le BIAP classe les degrés de surdité selon la perte moyenne en décibels : légère (entre 20 et 40 dB), moyenne (entre 41 et 90dB), profonde (entre 90 et 120dB) et totale (à partir de 120 dB). Il classifie également la surdité selon la localisation de l’atteinte : de transmission (oreille externe ou oreille moyenne), de perception (oreille interne ou nerf auditif) et centrale (origine neurologique).
Tout comme il y a plusieurs formes de surdité, il y a plusieurs manières de la gérer. Mettre des appareils, un implant ou rien ? Apprendre/continuer à parler, communiquer en langue des signes, lire sur les lèvres ou combiner plusieurs méthodes de communication ? S’intégrer avec les entendants, rester dans les milieux sourds ou mélanger les deux cercles sociaux ? Tout ça, ce sont des choix faits selon les envies personnelles et les ressources disponibles.
Chaque option vient avec une contrainte : les appareils auditifs ne filtrent pas les sons prioritaires et demandent un entretien, la lecture sur les lèvres n’est pas si fiable et demande plus de concentration, les milieux sourds peuvent manquer selon les villes, les milieux entendants demandent plus d’efforts et peuvent exposer à la discrimination…
Comment je l’aborde dans Nos Différences
Dans mon roman, je souhaite présenter la surdité, et par ce biais la majorité des handicaps, sous trois angles principaux : une condition qui se vit bien avec un environnement adapté, un frein à certaines ambitions et des atouts singuliers à prendre en compte.
Ma protagoniste sourde commence la saga à 16 ans, elle en est à un stade où elle a confiance en son autonomie et a conscience de certaines limites, mais a du mal à les faire reconnaître.
Dans Nos Différences, Mélissandre a une surdité sévère et il n’y a que des milieux entendants dans sa petite ville. Elle a choisi de s’appareiller et de combiner la parole avec la LSF. Bien qu’elle soit fière de la culture sourde et affectée par certaines limites, elle préfère étudier avec la majorité pour maximiser ses opportunités futures.
Dans le Tome 1, Faux départ, elle va devoir apprendre à se placer dans un environnement qui n’accepte pas son décalage.
Pour en savoir plus, de la part de personnes concernées:
Chaînes Youtube:
En français:
https://www.youtube.com/@MelanieDeafLSF
https://www.youtube.com/@MonsieurLucasWild
En anglais:
https://www.youtube.com/@jessicaoutofthecloset (playlist : Deafness)

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