La langue des signes dans Nos Différences

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Ce que mes recherches m’ont appris

Comme les langues vocales, les langues des signes diffèrent selon les pays. En France, nous utilisons la LSF (Langue des Signes Française), une langue à part entière, et la LfPC (Langue française Parlée Complétée), qui complète la lecture sur les lèvres. Il existe aussi quelques signes internationaux, notamment pour les traducteurs des matchs de sport, qui se rapprochent de ceux de l’ASL (American Sign Language).

Les signes sont formés à partir de 8 paramètres, 4 manuels : configuration de la main, orientation, mouvement, emplacement et 4 non manuels : direction du regard, expression du visage, mouvement du corps et mouvement des lèvres.

La plupart des signes sont formés à partir de l’image ou de l’objet, de la personne, de l’animal ou de l’action présentée. On parle d’iconicité : une caractéristique visuelle est retenue et exprimée gestuellement. Cela ne veut pas dire que les signes sont faciles à comprendre à première vue, mais connaître leur origine peut aider à les retenir et à deviner des variations.

La même méthode est appliquée pour les individus. On peut épeler les noms en LSF, mais à moins d’être similaire à un nom commun, aucun prénom n’a son propre signe. à la place, chaque personne a un nom en signe, qui représente une de ses caractéristiques (trait physique, tic gestuel, intérêt spécifique…). Il est généralement attribué par la personne qui signe, mais peut aussi être choisi par la personne concernée.

En langue des signes, on communique franchement nos propos, sans les manières détournées propres au vocal.

 

Comment je l’aborde dans Nos Différences

La LSF est une langue très riche, avec ses propres codes, qui n’est pas traduisible signe par signe. Dans mon roman, deux narrateurs communiquent en langue des signes, mais ont le français en langue maternelle et interprètent un ensemble de signes directement en phrase vocale. J’ai cependant voulu garder des aspects qui caractérisent la LSF dans des dialogues signés, comme les noms en signe et le fait d’être concis dans les propos.

Les dialogues en LSF ont donc ces codes :

-entre guillemets

-pas d’euphémisme ni d’interjection

-pour parler d’une tierce personne, on épèle son nom pour la présenter et on utilise son signe dans les autres cas

-les adjectifs peuvent être accentués avec des lettres en plus (ex : « looong » à la place de « très long »)

-quand un signe peut être attribué à plusieurs mots (ex: belle et jolie), le personnage dont c’est le point de vue l’interprète avec son propre vocabulaire.

 

Pour en savoir plus :
Livre : « À portée de mains » de Pierre Guitteny
Chaînes YouTube :
https://www.youtube.com/@MelanieDeafLSF https://www.youtube.com/@MonsieurLucasWild
https://www.youtube.com/@coda1057
Site internet: Elix

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