Écrire avec l’aide du MBTI

Partager

 

Définition

Le Myers Briggs Type Indicator, ou MBTI, ou 16 personnalités, est un modèle et outil d’évaluation de la personnalité, développé par la psychologue Katherine Cook Briggs et sa fille romancière Isabel Briggs Myers, basé sur la théorie du psychiatre essayiste Carl Gustav Jung voulant que chaque personne ait des préférences psychologiques pour la perception et la prise de décision, classées dans quatre dimensions : extraversion (E) / introversion (I), sensation (S) / intuition (N), pensée (T) / sentiment (F), jugement (J) / perception (P).

 

Légitimité

Il n’existe aucune preuve scientifique soutenant la validité de ce test. C’est une pseudo-science utilisée par des individus lambdas, parfois de manière controversée.

Cependant je pense que prit avec des pincettes et en se focalisant sur les fonctions cognitives, le MBTI peut servir d’outil de communication et à voir certaines zones d’ombres dans sa propre perspective.

Étant donné qu’ici, on va parler de développer des personnages fictifs, tout ce qui importe est qu’il apporte 16 modèles de personnalité variés.

 

Les fonctions cognitives

Comme je l’ai évoqué dans la slide d’avant, ce qui m’intéresse le plus dans le MBTI sont les fonctions cognitives.

Comme l’explication est très difficile à synthétiser, je vous conseille de regarder aussi une de ces vidéos YouTube pour vraiment comprendre :

What are the Cognitive Functions of the 16 Personalities? | Cognitive Functions Explained – Frank James

The 8 Cognitive Functions – LiJo

Updated Definitions of the 8 Cognitive Functions – dear kristin

FONCTIONS COGNITIVES MBTI : Explication détaillée – Pierrick YAH

Pour faire (très) court, à partir des 4 lettres du type de personnalité, il existe 16 combinaisons de 4 fonctions classées par ordre de priorité. Elles indiquent une préférence, pas une exclusivité, de la manière dont on perçoit et juge notre environnement.

 

Les fonctions de perception

Sensation extravertie (Se) : exploration des données concrètes perçues par les 5 sens, dans le présent.

Sensation introvertie (Si) : organisation des données concrètes perçues par les 5 sens, dans le passé.

Intuition extravertie (Ne) : exploration des données abstraites perçues par les motifs et récurrences, dans toutes les temporalités.

 Intuition introvertie (Ni) : synthétisation des données abstraites perçues par les motifs et récurrences, dans le futur.

 

Les fonctions de prise de décision

Pensée introvertie (Ti) : traite les données en privilégiant la connaissance interne qu’elles apportent.

Pensée extravertie (Te) : traite les données en privilégiant la productivité externe qu’elles apportent.

Sentiment introverti (Fi) : traite les données en privilégiant les valeurs personnelles.

Sentiment extraverti (Fe) : traite les données en privilégiant l’harmonie du groupe.

 

Pour caractériser les personnages

Explorer le MBTI m’ai aidé à mieux définir mes personnages existants. Identifier ce qui les anime et ce qui peut les encourager à évoluer m’a débloqué de pas mal d’impasses pendant l’écriture de « Faux départ ». C’était la zone d’ombre qu’il me restait à clarifier.

Et maintenant, quand je crée de nouveaux personnages, je peux déjà partir d’un fonctionnement type à modifier selon ses autres caractéristiques. Et avec 16 profils, ça me garantit de la diversité !

 

Pour développer les points de vue

Comme j’écris un roman avec six points de vue interne, réaliser la diversité des manières avec lesquelles on peut aborder son environnement m’a aidé à écrire des perspectives plus variées.

Par exemple, quand Daniel et Cassandra arrivent en même temps dans une situation de groupe, Daniel se focalise sur les sensations réelles et comment les naviguer, alors que Cassandra se focalise sur les relations entre les gens et comment prédire leur évolution.

 

Pour approfondir les relations

Connaître ces différentes manières d’aborder une situation m’a aidé à comprendre l’origine de certains malentendus, et donc de l’appliquer à mes personnages.

De plus, des personnalités opposées peuvent se révéler complémentaires, comme Mélissandre et Alexie, l’une dans l’action et l’autre dans l’émotion, et qui peuvent avoir besoin de l’autre selon la situation. Les types opposés peuvent aussi avoir une fascination mutuelle, car l’un•e a des lacunes qui viennent naturellement chez l’autre.

 

Et vous ? Est-ce que le MBTI vous intéresse ? Si oui comment l’utilisez-vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *